- 27 novembre 2025
- by NSimon
- Actualités
- 440 Views
- 0 Comments
De l’atelier à la pédagogie
À 55 ans, Laurent a fait toute sa carrière dans le cristal. Entré en usine à 20 ans, sans diplôme scolaire mais avec une solide expérience de terrain, il a gravi les étapes… jusqu’à mettre sa passion de la transmission au cœur de son engagement.
Responsable pédagogique & multi-casquettes
Aujourd’hui, en plus de ses autres activités de secrétaire fédéral en charge de la formation professionnelle, il conçoit des contenus pédagogiques, structure des programmes et anime des journées d’étude et de formation. Il trouve aussi le temps de s’occuper de la commission jeunes et de la commission santé au travail (prévention des risques, DUERPE, etc.). Un large spectre, toujours tourné vers autrui, à partir des expériences du terrain.
« J’aime créer pour transmettre : ce que j’apprends, je le retiens et je le partage. »
Un militant formé par l’expérience
Déterminée à rester dans son groupe industriel, elle accepte une mutation à 350 km, change de métier (de la céramique au verre) et… de vie. L’intégration n’a pas toujours été simple : nouveaux codes, nouvelles mentalités, et parfois des remarques qui la poussent à s’adapter sans renoncer à elle-même. « Je débarquais seule dans une autre région ; on me prenait pour une intérimaire… J’ai souvent eu l’impression de devoir peser chaque mot pour “rentrer dans le moule”. »
Militer, former, reconnaître les compétences
Délégué du personnel, élu CE, délégué syndical puis représentant de branche : Laurent a appris la négociation “en faisant”, avant d’être élu à la Fédération Nationale du Verre et de la Céramique comme secrétaire fédéral. Sa boussole : préparer, argumenter, et ne rien promettre d’impossible — mais tout tenter quand c’est jouable.
Le déclic : le bilan de compétences
D’abord réticent, il réalise grâce à un bilan que son « fil rouge », c’est la pédagogie — nourrie aussi par des années en tant qu’éducateur sportif diplômé. Le bilan de compétences lui ouvre les yeux sur la valeur professionnelle des parcours militants et l’idée qu’il faut les reconnaître, pas seulement les “vivre”.
« Beaucoup font des carrières extraordinaires… sans s’en rendre compte. Le bilan aide à voir, valoriser, et avancer. »
Pourquoi l’AVPS ?
Pour Laurent, l’AVPS est « un outil du militant pour le militant » : le bilan syndical, les passerelles vers des certifications/diplômes (RNCP, CQP…), un accompagnement concret pour que des fonctions comme trésorier·e, secrétaire de CSE ou négociateur·rice soient enfin reconnues — et utiles au retour en entreprise. Des travaux sont en cours avec les branches professionnelles pour cartographier ces fonctions et les relier à des certifications cibles.
Et demain ?
Proche de la retraite anticipée (pour cause d’amiante), Laurent veut continuer à transmettre et à consolider ces parcours de reconnaissance. Sa ligne : simplifier, rendre utile, et outiller les équipes pour qu’elles gagnent en compétences… et en confiance.

