- 13 avril 2026
- by NSimon
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Derrière certains parcours professionnels, il y a des détours, des hésitations, des reconstructions… et parfois une ligne de fond qui ne disparaît jamais vraiment. C’est ce que raconte Charlie, assistante de direction, au fil d’un échange sincère sur son parcours, son rapport au travail, son engagement militant et l’importance de la VAE dans la reconnaissance de ses compétences.
Un parcours loin d’être linéaire
Charlie le dit d’emblée : son chemin n’a rien de linéaire. Elle a exercé plusieurs métiers, dans des univers très différents. Assistante, caissière, responsable de ligne de caisse, pigiste… son parcours est marqué par une grande diversité d’expériences. À l’origine, pourtant, son orientation semblait toute autre : titulaire d’un bac avec option cinéma-audiovisuel, elle se projetait davantage dans un univers créatif et visuel. Mais comme souvent, la réalité du parcours scolaire et de la vie professionnelle en a décidé autrement.
Ce rapport parfois complexe à l’école, Charlie l’assume sans détour. Elle évoque un parcours où l’institution scolaire n’a jamais vraiment constitué un cadre naturel pour elle. Et pourtant, cela ne l’a pas empêchée d’avancer, d’apprendre, de travailler, ni de construire des compétences solides sur le terrain. C’est précisément là que son témoignage devient éclairant : les compétences ne se résument pas à un diplôme initial, mais se forgent aussi dans l’expérience, l’adaptation et l’engagement.
Un engagement ancré de longue date
Chez Charlie, l’engagement n’est pas arrivé par hasard. Il s’inscrit dans une histoire familiale profondément marquée par le militantisme. Son père a exercé des responsabilités syndicales, et elle-même a grandi dans cet environnement. Manifestations, distributions de tracts, mobilisations : très tôt, elle a été plongée dans une culture de l’engagement collectif. Une dimension qui, aujourd’hui encore, irrigue son regard sur le travail et le sens qu’elle donne à son parcours.
Cette articulation entre engagement militant et trajectoire professionnelle est au cœur de son expérience. Car si les univers semblent parfois opposés, ils se rejoignent en réalité sur de nombreux points : sens de l’organisation, capacité à défendre une position, connaissance du collectif, gestion des responsabilités, adaptation permanente. Ce sont justement ces compétences, souvent acquises hors des cadres académiques traditionnels, que la VAE permet de rendre visibles et de faire reconnaître.
La VAE comme outil de reconnaissance
Charlie n’en est d’ailleurs pas à sa première démarche. Elle explique avoir réalisé plusieurs bilans au cours de son parcours, avec des expériences très contrastées. Certains dispositifs lui ont semblé trop standardisés, trop déconnectés de la réalité des personnes accompagnées. À l’inverse, elle souligne l’importance d’un accompagnement capable de prendre en compte la personne dans sa globalité, y compris dans sa dimension psychologique, pour instaurer la confiance et permettre une vraie mise en mouvement, comme le bilan de compétences réalisé avec l’AVPS.
Ce travail d’accompagnement l’a conduite à obtenir, par la VAE, un BTS d’assistante de direction. Une étape importante, non pas uniquement pour répondre à une attente professionnelle, mais aussi pour une raison plus intime : valider un niveau, se prouver à soi-même que l’on en est capable, donner une forme institutionnelle à des compétences déjà bien présentes. La VAE apparaît ici comme un outil de reconnaissance, mais aussi comme un levier de légitimité personnelle.
Des effets concrets sur le parcours professionnel
Et les effets sont concrets. Cette reconnaissance a contribué à appuyer l’évolution de son poste et à faire valoir plus justement la réalité de ses fonctions. Car c’est aussi l’un des enjeux majeurs de la VAE : mettre en cohérence l’expérience réellement exercée avec la qualification officiellement reconnue. Quand on occupe déjà les missions, mais qu’il manque encore le diplôme pour en attester, la validation de l’expérience devient un outil puissant de sécurisation et de progression professionnelle.
Aujourd’hui, Charlie envisage déjà la suite. Convaincue par la démarche VAE et par ce qu’elle lui a permis de reconnaître et de valoriser dans son parcours, elle souhaite prochainement préparer un diplôme supérieur en communication digitale. Après cette première validation, elle réfléchit ainsi à engager une nouvelle démarche, avec en ligne de mire un niveau master. Là encore, il ne s’agit pas seulement d’un objectif de carrière. On retrouve dans ses mots cette même volonté de reconnaissance, de cohérence et d’accomplissement personnel. Comme une manière de dire que l’expérience a de la valeur, et qu’elle mérite d’être nommée, reconnue et certifiée.
Un parcours qui donne du sens à l’expérience
À travers ce témoignage, une évidence s’impose : les parcours ne sont pas toujours rectilignes, mais ils ont du sens. Le parcours de Charlie montre qu’un engagement ancien, une vie professionnelle faite de bifurcations et une volonté de reconnaissance peuvent se rejoindre dans une même dynamique. La VAE n’est alors pas seulement une procédure administrative ; elle devient un outil de révélation, de consolidation et d’émancipation.

